Quelques livres pour aller plus loin...

dimanche 15 novembre 2015
par  Marie Mourayre

Voici une sélection d’ouvrages de mes maîtres à penser.je complèterai cette liste au fur et à mesure. Vous pouvez m’y aider en m’envoyant via le blog, vos lectures. Certains livres sont un peu complexe pour le lecteur non averti, mais on peut les lire plusieurs fois, c’est autorisé !


Un passionnant recueil d’histoires que « le sage de Phoenix » racontait dans un but thérapeutique à ses patients.
L’extraordinaire thérapeute que fut Milton Erickson travaillait au niveau conscient et inconscient. Se servant tour à tour de la surprise pour créer un choc, du jeu de mots, de l’humour – et de son talent littéraire – il renvoyait à ses patients une image d’eux-mêmes riche de possibilités de transformation. Une école hors du commun pour le thérapeute, mais aussi des histoires à lire pour le plaisir du lecteur « profane ».


Rédigé avec humour et dans un style très vivant, cet ouvrage s’adresse à tous ceux qu’intéresse une approche psychothérapeutique originale, à travers le témoignage d’un praticien exceptionnel.
Ce livre est une introduction à la vie et à l’œuvre du psychiatre américain Milton H. Erickson (1901-1980), qui a fait école dans le monde entier grâce à sa pratique originale de l’hypnose en psychothérapie.

La première partie de l’ouvrage présente Erickson qui, ni mystique ni gourou, était un thérapeute pragmatique, proche de ses patients et de leur vécu quotidien. Il a découvert les vertus thérapeutiques de l’hypnose en cherchant le moyen de réactiver les ressources psychiques de ses patients. La clé de la guérison est en effet, pour Erickson, le malade lui-même. Le thérapeute utilise les indicateurs physiques et mentaux, captés par son regard, pour guider le patient dans la bonne direction.
La deuxième partie expose les principes de l’hypnose, vue comme état mental naturel auquel le psychothérapeute conduit le patient pour qu’il accède à son inconscient et à la solution de ses problèmes.
Dans la dernière partie, l’auteur du livre, psychiatre lui-même, ouvre les portes de son cabinet aux lecteurs. Tel un artisan, il pratique le " sur mesure " avec ses patients. Ouvert à la diversité humaine, il poursuit chaque thérapie selon un rythme et des objectifs particuliers, ce qu’illustrent de nombreux exemples.


À travers les extraordinaires consultations de Dr Milton Erickson, Jay Haley définit les principes de base (approche paradoxale, parler le langage du patient)de Palo Alto et des thérapies brèves.


Scène de ménage dont Qui a peur de Virginia Woolf fournit le modèle, double bind où le sujet est soumis à plusieurs ordres contradictoires émis simultanément : tels sont certains des cas de pathologie de la communication analysés ici. Comment répondre à leurs paradoxes, sinon par des paradoxes ? On mettra le patient dans une double contrainte contradictoire, on lui prescrira son symptôme même. Il s’agit ici du premier jalon d’une œuvre aujourd’hui classique. En relation avec les travaux de Bateson, les chercheurs de Palo Alto appliquent avec brio les modèles logiques et cybernétiques au pathologique (et au normal) humain.


Changements, paradoxes et psychothérapie Comment, dans les relations humaines, les impasses apparaissent-elles ? Qu’est-ce qui fait que, souvent, nos tentatives de provoquer un changement ne font que nous emmurer dans un jeu sans fin ? Il y a des changements qui ne sont que source de la permanence. Dire " plus ça change, plus c’est la même chose " équivaut, si l’on prend les choses par l’autre bout, à affirmer que ça change quand on s’y attend le moins.
La technique ici proposée se situe délibérément à la surface : barrer le pourquoi ? - question qui porte sur les causes " profondes " - pour mettre en avant le quoi ? Interrogeant une situation ici et maintenant. Un chemin est frayé dans la forêt des paradoxes humains, qui va de Russel, Wittgenstein et Bateson à Groucho Marx.
Entre la logique et l’humour, une thérapie est mise en place qui ne prétend point guérir autre chose que notre rapport présent à autrui.
Ce livre, écrit par trois personnalités marquantes du Mental Research Institue, est l’un des ouvrages fondateurs de l’école dite de Palo-Alto.


De la réalité chacun se fait son idée. Dans les discours scientifique et politique, au quotidien, nous renvoyons en dernière instance au référent suprême : le réel.
Mais où est donc ce réel ? Et surtout, existe-t-il réellement ?
« De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires, et qui sont toutes l’effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles. » La réalité n’est donc, selon Paul Watzlawick, que la résultante des compromis, détours, et aveuglements réciproques, à travers quoi passe l’information : la somme des confusions, désinformations et communications qui surgissent entre êtres parlants, et dont l’auteur donne un vaste éventail d’illustrations – situations tirées d’œuvres littéraires, mots d’esprit, vie politique internationale, traductions, psychologie des masses, psychothérapie, espionnage, communications avec les animaux, communication (éventuelle celle-ci) avec des extra-terrestres....


« On pense et pense tout est relatif, mes pensées pour les vôtres et les vôtres pour les miennes et ma chaise est ici et pour moi la vôtre est là parce que mon ici est ici et mon là est là et pour vous mon là est votre ici et votre là est mon ici juste comme pour le temps parce que le… »
Par ces élucubrations ampoulées et pseudo-logiques débitées à un patient sur un ton solennel, le Dr. Erickson cherche à provoquer chez lui un état de confusion intellectuelle : une technique, parmi d’autres, pour parvenir à bloquer l’activité de l’hémisphère gauche du cerveau. Pourquoi ? Parce que, si l’on admet que l’hémisphère gauche est celui du découpage rationnel et analytique, le droit est celui de la saisie globale, « poétique », figurative : c’est donc là que se constitue, pour un sujet, son image du monde, cette mosaïque qui s’élabore à partir de myriades d’expériences, de convictions, d’influences et d’interprétations.
Or, selon Paul Watzlawick, tout changement thérapeutique est, en fait, un changement dans cette image. Quels sont les moyens concrets de ce changement ? C’est ce qui est examiné ici.


Dans cet ouvrage, pendant de son célèbre Faites vous-même votre malheur, Paul Watzlawick tente de comprendre et d’approfondir les recettes qui mènent infailliblement à l’échec. Pour réussir à échouer, il suffit de trouver à chaque problème l’ultrasolution, c’est-à-dire « une solution qui se débarrasse non seulement du problème, mais de tout le reste ». La règle de l’ultrasolution est simple : il faut que le jeu que l’on joue avec l’autre soit toujours à somme nulle, c’est-à-dire qu’aucun ne gagne et donc le plus souvent que les deux perdent. Chacun trouvera facilement des ultrasolutions dans sa vie et celle de ses proches, en lisant le journal ou en écoutant les informations : leur mécanisme est ici minutieusement démonté, mis à la portée de tous.


Vivre en conflit avec le monde entier et en particulier avec les autres, voilà qui est à la portée du premier venu. Mais sécréter le malheur tout seul, dans l’intimité de son for intérieur, c’est une autre paire de manches. On peut toujours reprocher son manque d’amour à un partenaire, attribuer les pires intentions à un patron ou mettre sa propre mauvaise humeur sur le compte du temps qu’il fait - mais comment s’y prendre pour faire de soi-même son pire ennemi ?

Avant de passer à un autre auteur, voici une vidéo d’environ 45’ qui vous montre une conférence de Paul Watzlawick :


Dans cette œuvre maîtresse, Carl Rogers met l’accent sur les différentes formes de la communication. Il s’intéresse particulièrement aux formes de relations d’aide (thérapeutiques, pédagogiques), qui favorisent une meilleure appréciation des ressources latentes de l’individu, ainsi qu’une plus grande possibilité d’expression. Il démontre que la psychothérapie est une rencontre particulière entre le thérapeute et son patient : les facteurs opérants de la part du thérapeute sont ses dispositions profondes à l’égard de l’autre, son degré d’authenticité et de cohérence interne. Cet ouvrage constitue depuis sa parution la meilleure introduction à la technique rogerienne. Il s’adresse à tous les professionnels du soin psychologique (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes) mais aussi aux personnes intervenant dans les domaines du soin, de la pédagogie ou de l’entreprise et à tous ceux concernés par les problèmes de relations humaines.


Moins d’un an avant sa disparition, en février 1987, il avait entrepris de regrouper en un seul volume certains de ses écrits, s’assurant pour cela le concours de son biographe, Howard Kirschenbaum, et d’une collaboratrice de longue date, Valérie Land Henderson, qui ont, à la mort du grand psychologue, mené ce projet à son terme. L’approche centrée sur la personne constitue la meilleure introduction possible à ta vie et à l’œuvre de l’un des penseurs les plus créatifs et les plus novateurs du XXe siècle. A travers des textes, dont la publication s’étend de 1942 à 1987, le lecteur découvrira l’homme évoquant l’origine de sa vocation ou encore son mariage ; le thérapeute aux prises avec des cas individuels mais aussi le chercheur, l’enseignant et l’humaniste, soucieux d’approfondir le dialogue par-delà les frontières. Il assistera à la naissance de la thérapie centrée sur la personne et, sous ses yeux, se déroulera une vie entièrement consacrée, par Rogers, aux idéaux qui furent les siens.


Counseling and Psychotherdpy est en 1942 le premier ouvrage où Cari Rogers définit et illustre sa conception de l’aide psychologique. Alors âgé de quarante ans, Rogers crée en quelque sorte le modèle du psychologue thérapeute qu’il nomme "l’aidant", c’est-à-dire celui qui sait apporter sa spontanéité créatrice au projet d’autonomisation de son client. Cette nouvelle orientation de pensée abandonne tout a priori de jugement, de soutien et de contrôle. La non-directivité comporte une attitude de compréhension foncière laissant au client le choix de son itinéraire, de son langage et de ses décisions. Évitant les artefacts transférentiels et les étiquettes, la relation d’aide se fonde sur l’optimisme et la confiance dans les capacités évolutives de chaque individu, malgré la souffrance psychique. Clairement ou non. Elle sert de mode relationnel de base à de nombreuses situations et méthodes psychothérapiques d’aujourd’hui.


Carl R. Rogers, présente dans ce livre un exposé de sa conception pédagogique. Rogers est incontestablement un "anti-professeur" - au sens où certains psychiatres se réclament de l’"antipsychiatrie". Pour lui, l’enseignant ne doit pas être "un maître à penser" mais plutôt un "facilitateur d’apprentissage". Il faut réformer l’institution scolaire pour qu’elle cesse d’être un cadre susceptible d’entraver l’individu et devienne au contraire un environnement qui mettrait l’élève au défi de s’inventer lui-même. Un classique unanimement salué depuis sa parution par l’ensemble de la communauté éducative.


Le psychologue humaniste Cari Rogers a développé l’Approche Centrée sur la Personne dès les années 1940. Cette pratique se focalise sur les ressources internes du "client" et sa relation privilégiée avec le thérapeute, dans laquelle écoute et présence tiennent une place majeure. En démontrant la puissance de concepts comme la compréhension empathique, le regard positif inconditionnel ou la congruence, Cari Rogers a définitivement marqué l’histoire de la psychologie. Geneviève Odier associe avec pertinence théorie et pratique de l’Approche Centrée sur la Personne. Son ouvrage s’adresse aux professionnels de la psychothérapie et de la relation d’aide. l
intéressera également les personnes en thérapie et tous ceux qui s’interrogent sur les conditions d’une vie harmonieuse. La pensée de Cari Rogers nous confronte en effet au courage de regarder profondément en nous-mêmes. Selon lui, seul celui qui se comprend vraiment peut réaliser tout son potentiel, s’épanouir et vivre en lien avec son environnement.


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