À noël et au nouvel an BOOBA est une belle illustration du cerveau reptilien en action. Comme tous les animaux et particulièrement les chiens, Booba souffre de l’expression inutilement bruyante des humains. Vous l’aurez compris je parle des pétards et autres fusées qui voient partir en fumée les revenus de personnes qui ont ainsi la croyance que le bruit permet l’incarnation, l’existence, l’être ! Moi je suis plutôt silence et comme le disait Descartes « je pense donc je suis » , pas besoin de faire peur aux petites bêtes pour savoir que je suis vivante !
Mais revenons à Booba. Au bruit des pétards, elle s’enfuit de là où elle se trouve (dans la maison même), elle court partout, se jette sur la première porte fermée qu’elle rencontre et tente de l’ouvrir. Ce qu’elle arrive très bien à faire soit dit en passant. Dans cette course pour aller ailleurs, loin de ce danger qu’elle ne voit pas, Booba n’entend rien, ne reconnaît pas son nom, ni la voix de ses maîtres. Les caresses n’ont pas d’effet sur sa peur irraisonnée.

La seule chose qui importe au son de ce danger c’est fuir, bouger, aller ailleurs ! Rien ne l’apaise, il faut le temps qu’elle reprenne ses esprits et alors elle accepte de se rapprocher de nous pour être protégée.
Un bel exemple d’ascenseur bloqué au niveau du cerveau reptilien, celui qui gère les réflexes et qui donne de l’énergie sous forme d’adrénaline pour fuir et se mettre à l’abri du danger. Comme l’écrit MacLean "dans le cours de l’évolution, nous semblons avoir acquis un esprit fait de trois esprits".

Le complexe R est le cerveau semblable à celui des reptiles. Il remonte à l’époque de nos ancêtres reptiliens. C’est le cerveau reptilien qui se charge de la survie de l’organisme : respirer, boire, manger, dormir, assurer la défense du territoire (agressivité) et la survie de l’espèce (se reproduire).
Le cerveau reptilien aime garder la même place et conserver les mêmes habitudes. Il n’aime pas le changement.
C’est lui qui a l’instinct d’imitation. Il privilégie l’odorat sur les autres sens.

Le cerveau le plus ancien, cerveau archaïque ou reptilien, il assure la réception des grandes informations de bases et les réponses appropriées nécessaires à la survie et à la perpétuation de l’espèce. C’est le cerveau des instincts les plus primitifs.
MacLean le compare à un "reptile en laisse" (exemple : un dragon de Komodo ou un varan en laisse).

Voilà ce que provoquent vos pétards et autres bruits incongrus dans cette période qu’on dit festive mais l’est-elle pour tous ? Booba réagit instinctivement, elle est dans le sauve qui peut ! Et tous aux abris ! Son ascenseur est en panne et pauvre Booba n’accède pas à ces autres cerveaux notamment le néocortex qui analyse, anticipe, prend des décisions…c’est là que se trouve le théorème de maths ou l’orthographe chers à Pierre.

Face à la menace le corps de Booba a donc une réponse rapide de type réflexe et libère de l’adrénaline pour mobiliser plus d’énergie physique. Si cette période festive devait durer plusieurs jours, mois le corps de pauvre Booba puiserait dans ses réserves et devrait mobiliser d’autres sources d’énergie telle que cortisol et endorphine. Mais cela sera l’objet d’un autre épisode qui parlera du stress….

À bientôt pour un prochain épisode et à vous de réagir.